Les dernières années de Rembrandt ont été pénibles : aux scandales, se sont ajoutés la faillite, la mort de sa (seconde) femme et celle de son fils. Il a tout perdu. La dernière année de sa vie (1669), il a peint de nombreux autoportraits, comme s'il cherchait quelque chose dans son propre regard, dans ses traits alourdis... La réponse à une énigme.
Trois portraits, il me semble, retracent assez bien sa descente aux enfers :
- La détresse, comme celle d'Homère dont les mains tremblent, on dirait :
N'ayant pas de modèle, c'est de son propre visage que Rembrandt s'est inspiré pour donner figure au poète.
- L'abattement, comme celui de cet homme dont le regard est lui aussi "perdu" :
- L'acceptation, comme celle qui transparaît (au-delà de la tristesse) dans son propre regard :
Les contours s'estompent... Fade to black... Jusqu'à ce que plus rien.



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