Toute image, c'est entendu, est un arrêt de la dialectique du temps. Mais Didier Boussarie a pris le parti de la suspendre in extremis : à l'instant juste avant que le temps reprenne sa course... Vers l'abîme.
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| Amour en cage, 2011 |
Un trait fragile, alors, retient la trace ultime de ce qui fut: dernière relique d'une présence au bord de son néant.
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| Boite Amour en cage 2, 2011 |
La
rémanence d'une silhouette qui reste fixée sur la rétine, peut-être,
après que l'obscurité soit faite.
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| Nu 9, 2010 |
Ce qui reste d'elle: son
déjà-presque-souvenir.
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| J'ai encore trouvé un oiseau mort... 1, 2011 |
A moins que l'image émerge à nouveau: surgisse du passé... Ombre indistincte alors: comme un nom sur le bout de la langue qui ne "revient" pas.
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| Sans titre, 2010 |
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| Sans titre, 2010 |
Comme ces galets peints, aussi, qui "rappellent" ceux du Mas d'Azil (du magdalénien: -15 000 BP) et, avec eux, une énigme désormais indéchiffrable.
La ligne d'ombre entre le clair et l'obscur, entre le présent et l'absent qui est l'origine de l'image.
Voir :
Le site de D. Boussarie : http://didierboussarie.com/
Celui de la galerie M. Lund où il expose jusqu'au 15 octobre 2011 : http://www.marialund.com/







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