jeudi 22 septembre 2011

Trait précaire

Toute image, c'est entendu, est un arrêt de la dialectique du temps. Mais Didier Boussarie a pris le parti de la suspendre in extremis : à l'instant juste avant que le temps reprenne sa course... Vers l'abîme.


Amour en cage, 2011


Un trait fragile, alors, retient la trace ultime de ce qui fut: dernière relique d'une présence au bord de son néant.


Boite Amour en cage 2, 2011


La rémanence d'une silhouette qui reste fixée sur la rétine, peut-être, après que l'obscurité soit faite.


Nu 9, 2010


Ce qui reste d'elle: son déjà-presque-souvenir.


J'ai encore trouvé un oiseau mort... 1, 2011


A moins que l'image émerge à nouveau: surgisse du passé... Ombre indistincte alors: comme un nom sur le bout de la langue qui ne "revient" pas.


Sans titre, 2010
Sans titre, 2010


Comme ces galets peints, aussi, qui "rappellent" ceux du Mas d'Azil (du magdalénien: -15 000 BP) et, avec eux, une énigme désormais indéchiffrable.




La ligne d'ombre entre le clair et l'obscur, entre le présent et l'absent qui est l'origine de l'image.


Voir :
Le site de D. Boussarie : http://didierboussarie.com/
Celui de la galerie M. Lund où il expose jusqu'au 15 octobre 2011 : http://www.marialund.com/

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