samedi 29 septembre 2012

Obscure est ma passion...

Têtes tropiques, 1936

Pour l'empêcher de dilapider la fortune familiale, ses proches font enfermer Louis Soutter (1871-1942) dans un asile en 1923. Il a 52 ans et c'est à ce moment-là qu'il débute véritablement son travail.

Il commence par noircir de dessins (plus de 2 000 !) des cahiers, des papiers d'emballage, des enveloppes dépliées, avec ce qu'il peut. Il orne également (enlumine ?) les livres de sa bibliothèque qu'il a pu conserver.

Son art franchit les murs de l'asile et il reçoit bientôt la visite d'artistes. Le Corbusier et Giono, parmi d'autres, lui apportent non seulement un encouragement mais aussi un soutien matériel. Au cours de cette seconde période (1930-1937), son œuvre se fait plus systématique : il reprend les thèmes de la peinture classique qu'il interprète à sa façon... Encre et plume.

Obscure est ma passion, 1930-1937

Puis son art s'approfondit, à mesure qu'il s'enfonce dans les ténèbres.

Parce qu'il perd la vue, et qu'il ne peut plus tenir ni plume ni pinceau, il ne peint plus qu'avec les doigts. Son ultime période (1937-1942) est celle d'un dernier progrès de son art vers l'origine.

Quelques rares peintures, encore : des masques.

Un Christ, 1938

Surtout des dessins où des ombres dansent sur le papier blanc.

Les dons des grappes, 1937-1942

Hôtes de roulotte, 1937-1942

Un style pariétal, presque... Pour finir.

Jeux, 1937-1942


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