vendredi 28 septembre 2012

Lumières d'Orient

Eté dans le midi, 1983

Au musée Hébert, à La Tronche, une exposition sur la peinture de Tshuta Kimura (1917-1987) : peinture réjouissante… Il n’y a pas d’autres mots. Une apparente simplicité : enfantine, même. Un joyeux barbouillage de couleurs, dirait-on, d’où se dégage une lumière dont le rayon m’enjoie. Sentiment de naïveté renforcé par les dessins au pastel : joie brouillonne et bouillonnante.


Le Clos Saint Pierre, 1984

Mais c’est des peintures que la lumière jaillit le plus… Le mieux.

Le Clos Saint Pierre, 1983

Cette simplicité n’est qu’apparente. De près, la toile apparaît pleinement « construite ». L’alternance du couteau et de la brosse, large, délimite d’épaisses parcelles dans la toile, comme dans un jardin. La couleur, par couches successives, déborde cependant ces enclos fragiles : incapables de la contenir. Et chaque aplat laisse percevoir, par transparence, quelque chose de celui qui le précède.

Mai, 1983

Les toiles exposées sont donc parmi les dernières que T. Kimura a peintes. Il arrive en France dans les années 50 et, après un séjour parisien, s’installe au Clos Saint Pierre, près de Cannes. Il était venu voir la lumière du sud de Cézanne, chercher la couleur de Bonnard, et découvrir le secret du trait de Matisse. Il a fait mieux que les trouver, il me semble.

Au jardin du Luxembourg, 1987

Ce ne sont pas les œuvres d’un enfant mais celles d’un peintre au faite de son art.


Le musée Hebert : http://www.musee-hebert.fr/

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